Idées de promenades et de loisirs dans le Cantal
Au cœur du massif volcanique du Cantal
Le massif volcanique du Cantal offre une grande variété d’activités de plein air tout au long de l’année. Au Lioran, le téléphérique du Plomb du Cantal permet de rejoindre les crêtes et d’admirer un large panorama sur les puys, les vallées et les plateaux. L’hiver, le domaine se prête aussi bien au ski alpin qu’au ski de fond, tandis que la belle saison ouvre la voie aux randonnées, à la pêche, au rafting, à l’escalade ou au deltaplane. La haute vallée de l’Alagnon, en direction de Murat, déroule des paysages de pâturages et de coulées volcaniques, marqués par les silhouettes du Puy Mary, du Plomb du Cantal et des sommets alentour.
La Maison du Parc naturel des Volcans d’Auvergne, à Laveissière, présente la faune, la flore et les milieux naturels de ce territoire. Elle constitue un bon point de départ pour explorer les sentiers de grande randonnée qui traversent le massif. Non loin de là, le buron de Belles-Aigues, près de Murat, raconte l’histoire des estives et de la fabrication traditionnelle des fromages, dans un décor de pâturages d’altitude où paissent encore les troupeaux à la belle saison.
Vallées, lacs et villages de caractère
Autour d’Aurillac, de nombreuses promenades permettent de découvrir la ville et ses environs. Les rues commerçantes, les places animées et les quais de la Jordanne se prêtent à la flânerie. La route des Crêtes, au dessus de la Jordanne, offre de beaux points de vue sur les gorges et les pentes herbeuses, tandis que la vallée de Mandailles dévoile un décor de cirque glaciaire dominé par les sommets du Cantal. Le barrage de Saint Étienne Cantalès et son vaste lac, long d’une douzaine de kilomètres, accueillent bases de loisirs, activités nautiques et lieux de baignade. Les nouveaux haras nationaux de Tronquières prolongent la visite par la découverte de l’univers du cheval.
Allanches propose une activité originale avec le vélorail, qui permet de parcourir une ancienne voie ferrée au rythme de la pédale. À Arpajon sur Cère, un arboretum met en scène la découverte des arbres et des essences locales, complété par un rucher qui familiarise le visiteur avec le monde des abeilles. Ruynes en Margeride abrite un écomusée consacré aux paysages, à l’architecture rurale et aux modes de vie de ce haut pays, aux portes de la forêt de la Margeride.
Bort les Orgues attire par ses « orgues » de lave, ces impressionnantes colonnes basaltiques qui dominent la ville, mais aussi par ses anciennes tanneries, son barrage et son lac. À proximité, le lac de Saint Étienne Cantalès, avec sa base de loisirs, et la vallée de la Dordogne constituent autant de lieux de détente et de découverte. La châtaigneraie cantalienne et la vallée de la Cère, entre Aurillac et Maurs, alternent châtaigneraies, petits villages, ponts de pierre et nombreux châteaux, dans une ambiance plus méridionale.
De Mauriac au Puy Mary et à la route de la Gentiane
Mauriac, classée station verte, vit au rythme de ses foires aux bestiaux organisées deux fois par mois et de ses marchés animés. Dans les environs, le puy Saint Mary domine la ville et offre un panorama sur les plateaux cantaliens et corréziens. Le site des ruines de Charlus rappelle l’ancienne puissance de cette seigneurie, tandis que Saignes se présente comme une agréable station estivale, entourée de collines et de forêts.
Un circuit particulièrement séduisant relie Mauriac au puy Mary en passant par Ally, Brageac et Saint Martin Valmeroux. La route suit ensuite la vallée de la Maronne, franchit le col de Néronne par une route en corniche qui offre une vue remarquable sur la haute vallée et le cirque du Falgoux. Depuis le pas de Peyrol, l’ascension du puy Mary permet de profiter de vues circulaires sur les vallées en étoile. Le col d’Eylac ouvre la perspective sur la vallée de l’Impradine, tandis que le col de Serres et la route en lacets qui descend vers Cheylade dévoilent cascades et pâturages. Apchon domine la vallée et offre un point de vue dégagé sur les reliefs environnants.
Riom es Montagne constitue un pôle d’animation important du nord Cantal. Centre laitier et fromager, la ville met en avant ses productions locales. L’espace Avèze propose une visite et une dégustation autour de la gentiane, plante emblématique des montagnes, utilisée pour élaborer apéritifs et liqueurs. La « route de la gentiane » relie d’ailleurs plusieurs villages, burons et paysages typiques des hauts plateaux.
Murat, Saint Flour et les paysages de la Margeride
Murat se découvre au fil d’une balade dans la vieille ville, serrée au pied de ses rochers basaltiques. Les maisons anciennes, les ruelles étroites et l’église gothique donnent à ce bourg un caractère affirmé. Chaque début août, un festival international de folklore y rassemble groupes et musiciens venus de nombreux pays. Au dessus de la ville, le rocher de Bonnevie porte une statue monumentale de la Vierge. Un pèlerinage marial s’y déroule et le site offre une belle vue sur Murat et la vallée de l’Alagnon. Dienne, beau village montagnard, et Laveissenet, qui domine la vallée, ponctuent la route des hauts plateaux.
Saint Flour, perchée sur son promontoire basaltique, se parcourt à pied. Les rues pittoresques bordées d’hôtels particuliers des XVIe siècles, comme la rue des Lacs ou la rue Marchande, convergent vers la place d’Armes dominée par la cathédrale. Une fête médiévale anime la ville au mois de juin. Dans les environs, la planèze recèle de nombreux dolmens et menhirs disséminés sur ce plateau de moyenne altitude. Les gorges du Lander, la cascade du Saillant située à quelques kilomètres et la forêt de la Margeride dessinent une succession de sites naturels préservés. Les gorges de la Truyère, avec le viaduc de Garabit, complètent le tableau en offrant un paysage spectaculaire mêlant ouvrages d’art et reliefs encaissés.
Salers, Vic sur Cère et la vallée de la Cère
Salers, jolie cité médiévale et fleurie dominant la Maronne, constitue l’un des joyaux du Cantal. Les maisons à tourelles, la place centrale bordée de demeures de lave sombre et les remparts en surplomb de la vallée composent un ensemble remarquable. La commune est aussi connue pour son élevage de bœufs de race Salers et pour la fabrication de fromages de buron ou de petits cabécous. Depuis la promenade de la Barouze, la vue se déploie sur la vallée et le puy Violent. Les environs permettent de rejoindre le circuit du puy Mary en direction de Mauriac, la vallée de la Maronne et les gorges de la Bertrande qui serpentent dans un décor très vert.
Vic sur Cère, station climatique, est entourée de nombreux sentiers. Les promenades aux abords de la ville conduisent vers les forêts et les prairies d’altitude. Le festival du Carladès, organisé autour du 15 août, propose une semaine de musique et de folklore du monde. À quelques kilomètres, le Pas de Cère offre un passage étroit où la rivière s’encaisse entre les parois rocheuses. Un sentier mène jusqu’à la cascade de la Roucole, lieu apprécié des pêcheurs et des amateurs de fraîcheur. Plus loin, Thiézac, petite station estivale dotée d’une pisciculture, sert de point de départ à un circuit dans le Carladez qui passe par Mur de Barrez, le col de Curebourse et son rocher des Pendus, d’où l’on jouit d’une belle vue, puis par Jou sous Monjou, les châteaux de Cropières et de Messilhac, Carlat et, en suivant la Cère, Polminhac.
Les nombreux lacs du département, comme ceux de Saint Étienne Cantalès ou d’Enchanet, multiplient les possibilités de baignade, de pêche et de sports nautiques. Les burons disséminés sur les hauteurs rappellent l’importance de l’estive et de la fabrication du fromage dans cette région de montagne.
Notre coup de cœur : Chaudes-Aigues, village aux eaux brûlantes
À environ sept cent cinquante mètres d’altitude, Chaudes-Aigues est une petite station thermale nichée au fond d’une vallée. Spécialisée dans le traitement des rhumatismes, elle possède les eaux naturelles les plus chaudes d’Europe. La source du Par atteint en surface une température d’environ quatre-vingt-deux degrés. Depuis des siècles, ces eaux bouillantes sont utilisées pour alimenter les thermes et, en hiver, pour chauffer les maisons grâce à un réseau ingénieux qui court sous les ruelles.
La visite de Chaudes-Aigues permet de découvrir les sources, les installations thermales, les ruelles animées et les paysages qui entourent le bourg. Entre vapeur, odeur de soufre et maisons serrées au pied des pentes, l’atmosphère du village est unique. Une halte dans cette station permet de conjuguer bien-être, découverte du patrimoine et exploration des plateaux et des gorges qui l’environnent.